Le contrôle des arrêts de travail dans la presse
La revue de presse des publications liées à la contre visite employeur
« Les arrêts maladie des fonctionnaires mieux contrôlés »
Le Parisien - 17.11.2009
Le Parisien observe que « la chasse à l’absentéisme dans le secteur public est ouverte ».
Le journal indique en effet que « le Sénat a voté un amendement à la loi de financement de la Sécurité sociale autorisant les médecins de l’assurance-maladie à contrôler chez eux les fonctionnaires arrêtés par leur médecin traitant ».
Le quotidien note que le but est de « pister et pénaliser les abus dans la fonction publique ».
Le Parisien cite un consultant, qui remarque que « dans le privé, on estime que l’absentéisme se chiffre, en moyenne, à 9 ou 10 jours par an et par salarié. Dans le public, il n’y a pas de données nationales mais on estime entre 16 et 17 le nombre de jours d’absence d’un fonctionnaire chaque année ».
Le journal précise que « dans un premier temps, 6 caisses primaires d’assurance-maladie vont expérimenter le nouveau dispositif, celui-ci devant être généralisé à tous les agents de l’Etat en 2012 ».
« Il prévoit «une interruption du versement de la rémunération» pour les agents refusant d’être contrôlés. L’amendement prévoit en revanche que seuls «les arrêts maladie de moins de 6 mois» sont visés », poursuit le quotidien.
« Plus de 10% des arrêts maladie sont abusifs »
La Tribune - 08.06.2009
La Tribune dévoile les « chiffres de contrôles de l’assurance-maladie » en matière d’arrêts de travail en 2008.
Le journal retient qu’« 1,5 million de contrôles ont été réalisés l’an dernier. Près de 170 000 de ces arrêts ont reçu un avis défavorable des médecins de la Sécu ».
Le quotidien remarque en outre qu’« au premier trimestre 2009, les versements d’indemnités journalières ont bondi de 6,4%. […] La progression rapide des arrêts de travail, inhabituelle en période de chômage et de chute de la masse salariale, ne s’explique que par un relâchement de la politique de contrôle des médecins-conseils de la Sécurité sociale ».
La Tribune explique que « pour contenir l’évolution des arrêts de longue durée, l’assurance-maladie cherche à prévenir les risques de désinsertion professionnelle. Elle recommande au médecin-conseil d’indiquer la possibilité d’une reprise d’un travail léger ou à temps partiel lorsque cela est possible, si besoin au médecin qui suit le patient ; ou de prévenir en amont l’entreprise, avec l’accord de l’assuré, si ce dernier n’est plus en mesure de reprendre le poste occupé précédemment ».
Le journal conclut que « l’assurance-maladie devrait proposer rapidement de nouvelles mesures pour freiner les dépenses d’indemnités journalières ».
Polémique sur les arrêts maladie
Le Parisien
Le Parisien note sur quelques lignes : « Une journée sans aucune indemnité lorsque l’on
est placé en arrêt maladie. C’est ce que propose Yves Bur, le député UMP du Bas-Rhin ».
Le journal indique que « son amendement a peu de chance d’aboutir mais il a provoqué un véritable
tollé hier ».
Le quotidien précise que « cette journée sans aucun dédommagement, ni de la part de l’assurance-maladie
ni de celle de l’employeur, viendrait s’ajouter aux actuels 3 jours de carence. Elle permettrait,
selon le député, d’«éviter la multiplication des arrêts de travail du vendredi ou du lundi» ».
Le contrôle des arrêts maladie passe aussi par des sociétés privées
La Croix
La Croix constate que « de plus en plus de sociétés privées envoient, à la demande de l’employeur,
des médecins au domicile des salariés vérifier le bien-fondé de leur arrêt de travail ».
Le journal note que « dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, présenté
ce matin en conseil des ministres, les ministères de la Santé et du Budget prévoient d’obliger
l’assurance-maladie à tenir compte de ces contrôles diligentés par les employeurs ».
Le quotidien retient en effet que le projet de loi « vise à lutter contre les arrêts abusifs ».
La Croix s’interroge toutefois : « Est-il possible, avec une visite de 15 à 20 minutes, de vérifier
la validité d’un arrêt lié à un état de stress, d’épuisement psychologique ou même à une dépression ? ».
Le Dr C. remarque que « ce ne sont pas les situations les plus problématiques. En parlant avec le
patient, c’est assez facile de se rendre compte d’une détresse réelle ».
Le journal note que selon ce praticien « les cas les plus difficiles à juger portent sur les «douleurs
alléguées» ».
Le quotidien livre les propos de Michel Chassang, président de la CSMF, qui estime de son côté que
« c’est une privatisation du contrôle médical qui s’inscrit dans une tendance générale, fort regrettable,
de suspicion sur les arrêts maladie ».
Elisabeth Claret-Leblanc, responsable du service commercial de la société Securex, déclare quant à elle :
« La première motivation des employeurs qui font appel à nous n’est pas de suspendre les compléments de
salaire. Elle est de comprendre d’éventuels dysfonctionnements internes pouvant expliquer un absentéisme
répété ou prolongé ».
Fiscalisation des arrêts de travail : l'amendement est déposé
Les Echos
Les Echos fait savoir que « Jean-François Copé, le patron des députés UMP, a déposé
hier son amendement controversé qui vise à soumettre à l'impôt sur le revenu les
indemnités journalières versées par la Sécurité sociale aux victimes d'accident du
travail et de maladie professionnelle ».
Le journal note qu’il s’agit d’une « «mesure fiscalement équitable», explique l'exposé des
motifs. Ces indemnités constituent «un revenu de remplacement et non une réparation d'un
préjudice, car elles sont calculées non pas en fonction du préjudice subi, mais en fonction
du salaire» ».
« Elles doivent donc être traitées comme «tous les revenus de remplacement (chômage,
retraites, arrêts maladie, congés maternité)» », poursuit le quotidien.
Les Echos ajoute : « Le texte précise que «les salariés qui sont en incapacité permanente
de travail, en invalidité, et qui touchent donc une rente, ne seront pas fiscalisés»
« L'Etat est décidé à mieux contrôler les arrêts de travail des fonctionnaires »
Les Echos
C’est ce que constate Les Echos, qui explique sur sa Une que « Bercy souhaite
autoriser les médecins de l'assurance-maladie à effectuer des visites de contrôle
auprès des fonctionnaires, comme cela se fait déjà dans le secteur privé ».
« Et ce, même si ce n'est pas l'assurance-maladie mais l'administration employeur qui
assure la rémunération des salariés en arrêt pour raison de santé », poursuit le journal.
Le quotidien indique que « le dispositif, en cours d'expertise, pourrait être inclus dans
la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010 ».
Les Echos remarque en effet que « jusqu'ici, les contrôles sont effectués […] uniquement par
les médecins libéraux agréés à cet effet par l'Etat. Mais ces visites sont, de l'aveu même
des syndicats, très rares, et surtout, juge l'administration, inefficaces, notamment parce
que le fonctionnaire en est obligatoirement prévenu très à l'avance ».
Le journal relève en outre que « le recours aux médecins de l'assurance-maladie ne sera
peut-être pas tout ».
Le quotidien rappelle qu’« en juin, Eric Woerth, ministre de la Fonction publique, a annoncé
que, dans le privé, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010 autorisera les
employeurs à mandater un médecin de ville pour effectuer des vérifications, en plus des
contrôles réalisés par les médecins-conseils de l'assurance-maladie. Il avait alors assuré
que la mesure pourrait aussi s'appliquer dans les trois versants de la fonction publique ».
Attention, se croire malade peut rendre malade
Courrier International, numéro 976
Courrier International publie un article de New Scientist, relevant que « l’effet «nocebo»,
moins étudié que son jumeau bénéfique, le placebo, est un phénomène psychosomatique souvent ravageur ».
L’hebdomadaire britannique se penche en effet sur ce « phénomène assez répandu », notant qu’« il
est possible qu’un grand nombre de patients subissent des effets secondaires uniquement parce
qu’on les a avertis qu’ils risquaient d’en subir ».
« En outre, les personnes qui pensent être sujettes à certaines maladies ont plus de chances d’en
être atteintes que celles qui sont convaincues du contraire », poursuit la revue.
(Revue de presse Mediscoop santé psy, juillet 2009 - V. Hartmann Escojido)
New Scientist aborde le cas « extrême » d’un homme qui, dans les années 1970, « apprend qu’il
souffre d’un cancer du foie en phase terminale et qu’il ne lui reste plus que quelques mois à vivre ».
L’homme « meurt effectivement quelques semaines plus tard et pourtant les résultats de l’autopsie
révèlent que les médecins s’étaient trompés : la tumeur était en réalité minuscule et il n’y avait aucune trace de
métastases », relève l’hebdomadaire.
La revue note que « l’effet nocebo s’observe couramment dans la pratique médicale. Près de 60% des
patients suivant une chimiothérapie commencent à se sentir mal avant même de commencer le traitement. […] Plus
inquiétant encore, l’effet nocebo peut être contagieux. Cela fait des siècles que les médecins ont observé des cas de
propagation de symptômes inexpliqués au sein d’un groupe ».
New Scientist indique que « la cause première de l’effet nocebo ne relève pas du domaine de la
neurochimie mais bien de la croyance », relevant que « les chirurgiens se montrent généralement hésitants quand il s’agit
d’opérer des patients qui sont convaincus qu’ils vont mourir, car c’est souvent ce qui se produit ».
La revue observe toutefois que « les preuves ont beau s’accumuler, il est difficile d’accepter, à
l’ère de la raison, que des croyances puissent tuer ».
« Déficit record à la Sécu »
Le Parisien, Le Figaro économie, La Croix, Les Echos, L’Humanité, La Tribune
Le Parisien indique que « sous l’effet de la tempête économique, le déficit des quatre
caisses réunies devrait atteindre des sommets en 2009, selon les prévisions du gouvernement ».
« Pis encore, ce sera du jamais-vu : 20,1 milliards d’euros, soit le double de l’an passé »,
relève le quotidien.
Le Parisien souligne que « l’explication de ce trou abyssal est malheureusement arithmétique.
Avec le retournement de la conjoncture et surtout l’explosion du chômage, les recettes provenant
essentiellement des cotisations sociales versées par les salariés et toutes les personnes en
activité se sont littéralement effondrées ».
Le journal précise que la branche maladie est « dans le rouge, avec une prévision de déficit proche
de 10 milliards d’euros ».
Le quotidien indique que Roselyne Bachelot se penche sur « la maîtrise rigoureuse des dépenses. En
clair, le serrage de vis sur certaines dépenses. Dans la ligne de mire du gouvernement : les
transports sanitaires ».
Eric Woerth, ministre du Budget, a ainsi déclaré hier qu’il est question de « renforcer les contrôles
des gros prescripteurs. L’assurance maladie se rendra dans les 200 hôpitaux qui prescrivent le plus
de transports ».
Le Parisien ajoute que « les arrêts de travail (en forte hausse) sont aussi sur la sellette. Pour mener
«la lutte contre les abus», dès 2010, le versement des indemnités journalières de la Sécu à un salarié
en arrêt de travail sera suspendu sur la base d’un avis négatif d’un médecin envoyé par l’employeur ».
La Croix aborde également ce « déficit record », concluant que « la ministre de la Santé s’est voulue
rassurante : il n’est pas question d’augmenter les prélèvements pour renflouer les caisses ».
Le Figaro économie retient de son côté que « la baisse des déficits attendra la reprise ».
Le quotidien explique que « faute d'augmenter les prélèvements, le gouvernement surveille les dépenses.
Mille «lettres d'avertissement» seront envoyées aux plus gros prescripteurs d'arrêt de travail. Parmi
ces médecins, 150 supplémentaires ne pourront plus prescrire d'arrêts sans feu vert de la Sécu ».
« La ministre de la Santé prévoit aussi de nouvelles baisses de tarifs de médicaments et d'actes médicaux.
Et elle se réjouit que 600 médecins aient déjà signé les contrats de rémunération individuelle «à la
performance», qui permettent aux généralistes de gagner jusque 5000 € par an s'ils atteignent certains
objectifs de prévention, de dépistage ou de prescriptions de génériques », poursuit le journal.
La Tribune aborde aussi ces « efforts de «maîtrise médicalisée» », indiquant entre autres que « Roselyne
Bachelot a souhaité que les médecins s’appuient sur des référentiels élaborés par l’assurance-maladie
pour prescrire leurs arrêts de travail ».
L’Humanité note pour sa part que « la flambée du chômage fait plonger la Sécu », et se penche sur ce «
tour de vis sur les arrêts maladie ».
« Les critiques des médecins et des associations fusent », relève le journal.
« Arrêt maladie : les employés placés en observation »
Libération, L’Humanité
Libération remarque sur une page et demie que « pour éviter de verser leurs indemnités aux salariés, des patrons s’octroient les services de sociétés privées chargées de faire la chasse à l’arrêt abusif ».
Le journal rappelle que « les employeurs peuvent recourir aux services de sociétés privées depuis 30 ans », et note qu’« en période de déficit croissant de la Sécurité sociale, l’Etat aurait tendance à encourager ces contrôles patronaux ».
Le quotidien relève en outre qu’« on estime que 6% des arrêts de travail seraient abusifs », et non 10% comme indiqué dans la presse la semaine dernière, et indique qu’« en 2008, 13% des arrêts courts et répétitifs et 11% des arrêts longs contrôlés ont été jugés abusifs ».
Libération cite la Cnam, qui précise : « Si on ne regarde que ces contrôles ciblés, la situation n’a pas évolué depuis des années, on a toujours été autour de 12% d’arrêts abusifs ».
Le journal se penche en outre sur ces « médecins mal à l’aise en policiers ».
Le quotidien remarque que « le Conseil de l’Ordre a du mal à adopter un avis tranché sur la pratique des contre-visites ».
L’Humanité indique de son côté que « le nombre d’arrêts maladie aurait progressé de 6,4% au premier trimestre 2009 ».
Le journal note qu’un rapport européen, Health in Restructuring, « montre que les restructurations d’entreprises ont un impact majeur sur la santé des salariés, aussi bien sur le plan physique que psychologique ».
« Les entreprises seront incitées à contrôler les arrêts de travail »
La Croix, Le Parisien, Le Figaro économie
La Croix revient sur l’étude de la Cnam selon laquelle « plus de 10% des arrêts de travail seraient «inadaptés ou injustifiés» ».
Le journal note que « le ministre du Budget et des Comptes sociaux, Eric Woerth, […] a annoncé son intention de renforcer les contrôles. Et sa volonté de généraliser une expérimentation qui permettra aux entreprises de faire vérifier par un médecin la véracité d’un arrêt maladie et d’interrompre les indemnités versées en cas d’abus constaté ».
Le quotidien rappelle que « la «contre-visite médicale» faite à l’initiative de l’employeur existe depuis 1978. […] Mais jusque-là, lorsque le médecin contrôleur concluait à une absence de justification de l’arrêt de travail, le salarié devait être convoqué par le médecin-conseil de l’assurance-maladie avant que la suspension des indemnités journalières soit décidée ».
Eric Woerth a ainsi déclaré : « A partir de la conclusion du médecin [contrôleur], les indemnités journalières peuvent être interrompues. On n’a pas besoin d’une intervention d’un médecin de la Sécurité sociale. Ce n’est qu’un problème de justice. Plus on est dans un pays où il y a des droits, plus il y a de contrôles ».
Le Figaro économie remarque également que « le contrôle des arrêts maladie par des médecins «privés» sera étendu ».
Le journal relève notamment que « pour Éric Woerth, les fonctionnaires devraient aussi être concernés. […] Le Haut conseil de l'Assurance-maladie s'était étonné, dans un rapport en 2008, de l'absence de «politique de contrôle significative» des arrêts des moins de 6 mois des agents de l'État ».








Tweeter
Partager sur LinkedIn
Partager sur Viadéo